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Trump menace l'Iran de destruction totale
information fournie par AFP 07/04/2026 à 01:39

Le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse sur la guerre contre l'Iran, le 6 avril 2026 à Washington ( AFP / Brendan SMIALOWSKI )

Le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse sur la guerre contre l'Iran, le 6 avril 2026 à Washington ( AFP / Brendan SMIALOWSKI )

Le président américain Donald Trump menace de détruire l'Iran mardi soir si Téhéran ne répond pas d'ici là à son ultimatum en rouvrant le détroit d'Ormuz, vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole.

"Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit", qui pourrait être celle de mardi à mercredi, a lancé Donald Trump lundi en conférence de presse.

L'armée iranienne a rétorqué en tançant une "rhétorique arrogante", affirmant via un porte-parole que ce genre de déclarations n'avait "pas d'effet" sur ses opérations.

Le président américain avait déjà menacé, la veille, de frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si la République islamique ne débloquait pas Ormuz - une voie maritime dans le Golfe par laquelle transite d'ordinaire 20% du brut mondial - d'ici mardi 20H00, heure de Washington (00H00 GMT mercredi).

Les Etats-Unis peuvent détruire "en quatre heures" s'ils le veulent les ponts et centrales en Iran, a insisté lundi le président américain.

La guerre, déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran, a fait plusieurs milliers de morts au Moyen-Orient, principalement dans la République islamique et au Liban, d'où opère son allié, le Hezbollah.

Donald Trump a assuré que les Iraniens soutenaient la "poursuite des frappes" et qu'ils étaient "prêts à souffrir" pour faire tomber le pouvoir actuel.

Quelques heures auparavant, interrogé sur sa menace de détruire des centrales électriques, il avait affirmé qu'il ne "s'inquiétait pas" du risque de commettre des crimes de guerre.

Toute frappe ciblant des infrastructures civiles, en particulier des installations énergétiques, est "illégale" et "inacceptable", a souligné le président du Conseil européen, Antonio Costa.

Mais pour le milliardaire républicain, le "crime de guerre" serait de laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire.

- Un texte devant l'ONU -

Plus tôt dans la journée de lundi, Iraniens et Américains ont repoussé presque simultanément une offre de trêve initiée par des pays médiateurs.

Vue générale des installations du champ gazier de South Pars à Assalouyeh en Iran, sur les rives du Golfe, le 19 novembre 2015 ( AFP / Atta KENARE )

Vue générale des installations du champ gazier de South Pars à Assalouyeh en Iran, sur les rives du Golfe, le 19 novembre 2015 ( AFP / Atta KENARE )

Selon le site d'information américain Axios, des médiateurs, pakistanais notamment, portaient l'idée d'un cessez-le-feu de 45 jours. Celui-ci devait permettre des négociations avant de déboucher sur un accord pour arrêter la guerre.

Toujours sur le front diplomatique, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se prononcer mardi sur un projet de résolution sur la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Son promoteur, Bahreïn, a largement édulcoré le texte par rapport à la version initiale, qui donnait un clair mandat de l'ONU à tout Etat voulant utiliser la force pour libérer la voie maritime paralysée par l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du pouvoir iranien, se disent quant à eux en train de mettre en place des conditions de navigation à Ormuz qui s'appliqueraient "en particulier aux Etats-Unis et à Israël".

Ils n'ont pas donné de détails. Ces dernières semaines, des parlementaires iraniens avaient proposé d'imposer des droits de passage et des taxes aux navires dans le détroit.

- Victimes civiles -

Sur le terrain, les frappes se sont poursuivies de part et d'autre.

Sans attendre la fin de l'ultimatum américain, Israël a mené lundi des frappes sur un gigantesque complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran. Un autre site pétrochimique iranien avait été frappé samedi.

Une photo diffusée par le site officiel du guide suprême iranien le 6 avril 2026 montre le chef du renseignement des Gardiens de la révolution, Majid Khademi, à Téhéran le 18 février 2026 ( KHAMENEI.IR / Handout )

Une photo diffusée par le site officiel du guide suprême iranien le 6 avril 2026 montre le chef du renseignement des Gardiens de la révolution, Majid Khademi, à Téhéran le 18 février 2026 ( KHAMENEI.IR / Handout )

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a affirmé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

Outre les infrastructures, des dirigeants iraniens ont été ciblés.

Les Gardiens de la Révolution ont annoncé que leur chef du renseignement, Majid Khademi, avait été tué et promis de venger sa mort. Le guide suprême Mojtaba Khamenei, toujours invisible, lui a rendu hommage dans un message écrit.

Les pays du Golfe continuent d'être frappés quotidiennement, via des drones et des missiles, par l'Iran qui les accuse d'aider les Etats-Unis.

Au Kurdistan irakien, les autorités ont annoncé mardi matin la mort de deux civils tués par un "drone chargé d'explosifs venu d'Iran" qui s'est écrasé sur leur domicile.

Bâtiment effondré à la suite d'un bombardement israélien à Nabatieh, dans le sud du Liban, le 6 avril 2026 ( AFP / Abbas Fakih )

Bâtiment effondré à la suite d'un bombardement israélien à Nabatieh, dans le sud du Liban, le 6 avril 2026 ( AFP / Abbas Fakih )

Au Liban, le bilan humain approche des 1.500 morts, selon les autorités locales.

La banlieue sud de Beyrouth, sous contrôle du Hezbollah, est vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars. Seuls quelques commerces y restent ouverts, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

12 commentaires

  • 01:56

    Au début de la guerre il expliquait qu'il venait libérer les iraniens qui ne lui avaient rien demandé. Il a vite oublié les iraniens pour le pétrole. sans surprise.


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